Compte-rendu du concert du No Name Orchestra

Compte-rendu du concert du No Name Orchestra

C‘est par une belle soirée ensoleillée qu’un public nombreux était venu pour effectuer un véritable voyage sonore avec le No Name Orchestra. Entre musique Klezmer et ladino, chansons des Balkans, mélodies d’Italie et d’Occitanie, standards du Jazz, valses… le septet a proposé un véritable tour d’Europe, de la Méditerranée et au-delà.

Les cordistes et ventistes ont, avant chaque pièce de musique jouée, présenté l’instrumental ou la chanson dans son époque, son style et sa langue avec la programmation suivante :
– le morceau instrumental ladino ou judéo-espagnol « Adio querida », chanson séfarade d’exil d’un homme à son amoureuse,
– le morceau instrumental ashkénaze « Le train de 7h40 » ou « Semy sorok », une des mélodies les plus connues de la musique Klezmer,
– la chanson macédonienne parlant d’amour « Makedonsko devojče » déclaration d’amour à la beauté et à la grâce des femmes macédoniennes,
– le morceau instrumental tzigane de Serbie « Boubamara », la coccinelle étant considéré comme un insecte porte-bonheur,
– la chanson occitane « Erba d’ongria » issue de la tradition provençale, l’erba d’Ongria (parfum à base de romarin) évoque l’amour d’une jeune fille,
– le morceau instrumental Klezmer joyeux (de type Freilach) composé pour les danses en cercle, il est dédié au père de l’auteur,
– la chanson traditionnelle toscane sur la thème de la mal mariée « Pan pentito » à propos des désillusions de la femme dans le cadre du mariage,
– un morceau instrumental de type valse,
– la chanson d’amour devenue un standard de jazz manouche « Joseph, Joseph », véritable demande en mariage écrite et composée en 1938,
– le morceau instrumental traditionnel de Macédoine « Jovano » à propos d’une mère qui refuse de laisser sortir sa fille pour aller voir son amoureux,
– la chanson Klezmer composée en 1932 « Bei mir bist du schön », c’est aussi un classique de jazz popularisé par les Andrews Sisters en 1938-1939 et adapté au niveau des paroles par le No Name Orchestra,
– la chanson enfantine brésilienne de Birds on Wire « Amarelinha » ou « La marelle » qui est aussi une allégorie sur la vulnérabilité de la condition féminine,
– la chanson française avec des rythmes tsiganes et folk du groupe La Rue Ketanou « Tu parles trop »,
– la chanson toscane espiègle « Chi t’ha tinto la bocca violina ? » relative à une jeune fille amoureuse qui fait tourner son père en rond à propos de ses lèvres rouges,
– la morceau instrumental traditionnel Klezmer connue sous le nom « Les soucis » ou « Zores »,
– la chanson d’amour en griko salentino « Agapimu fidela protini », chant qui est également consacré à la condition féminine,
– un morceau instrumental de type tarentelle, musique et danse originaire du sud de l’Italie et plus spécifiquement des Pouilles,
– un morceau instrumental très joyeux, de type Klezmer,
– la chanson triste issue du folk américain, adaptée et popularisée en version blues par Louis Amstrong à partir de 1928 sous le nom « St James infirmary blues »,
– la chanson italienne de lutte et de résistance « Bella Ciao », née dans le contexte de l’occupation allemande du nord de l’Italie.

Très applaudi durant tout le concert, dans une église comble, le No Name Orchestra est revenu pour jouer deux derniers morceaux à la demande du public :
– un morceau instrumental d’ambiance,
– la chanson française « Nomade » avec paroles et musique de Michèle Bernard.

Comme pour tout concert organisé par Les Amis de Veyrines, une buvette était organisée pour permettre au public d’échanger avec les musiciens autour d’un verre. Puis les membres du septet ont partagé avec les bénévoles de l’association, un repas que ceux-ci avaient préparé.

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