Le Mobilier et la Décoration de l’Eglise

La décoration architecturale

Les éléments décoratifs de l’époque médiévale qui sont encore visible sont ceux qui ont été gravés dans la pierre.
A l’intérieur de l’église ce sont les huit chapiteaux de la croisées du transept qui représentent pour trois d’entre eux des scènes bibliques (le péché originel, la descente aux enfers) ou guerrière (un combat de chevaliers) tandis que quatre autres chapiteaux représentent des thèmes végétaux (feuilles d’angle, feuilles grasses) et que le dernier est resté à l’état d’ébauche.
A l’extérieur de l’église c’est la façade reconstruite au XIIème siècle qui retient l’attention avec notamment son portail protégé par une archivolte à triple voussure composée d’une double moulure à ressaut. Les trois archivoltes retombaient à l’origine de part et d’autre du portail sur des chapiteaux prolongeant des colonnettes en grès, ces éléments architecturaux sont très dégradés, voire ont disparu.

Les décorations peintes

Il ne reste de l’époque médiévale que des traces d’un enduit badigeonné de blanc et d’une peinture rouge sur les ébrasements et les encadrements des baies ainsi que sur les plinthes des murs du transept. A ce décor initial a été rajouté ultérieurement un badigeon rouge sang soulignant les éléments architecturaux : piliers, colonnes, arcs de la croisée du transept…
De l’époque moderne (XVIIème siècle) date la réalisation d’une litre funéraire (bandeau noir peint comportant le blason du défunt enterré dans l’église) dont il ne subsiste que des traces. Cette litre qui courrait sur tous les murs de la nef et les piliers la bordant comportait le blason des Dufaure de SatilLieu.
Enfin la dernière décoration réalisée dans l’église comportait un enduit gris représentant des pierres de taille avec de faux-joints pour les murs, et un badigeon gris avec un décor de faux marbres peints en noir pour les colonnes.

Le mobilier liturgique

La plus grande partie du mobilier liturgique a disparu en raison de son usure ou de son transfert à d’autres églises après que Sainte-Marie de Veyrines ait été déconsacrée. Il ne reste actuellement dans l’église que l’autel classé datant du XVIIème siècle nécessitant une restauration ainsi que les deux bénitiers sculptés.