Un Eglise Romane de Montagne

Une architecture romane typique

L’église de Veyrines fait partie des très rares églises du Haut-Vivarais dont l’architecture médiévale de type roman a été très peu modifiée depuis sa construction. Sans doute construite au XIème pour servir de chapelle pour les habitants de Veyrines et des hameaux alentours l’église, Sainte-Marie de Veyrines a une structure très simple de croix latine avec une nef joignant un transept à bras courts et se terminant par une abside.

Promue au rang d’église prieurale par la création autour de 1090 du Prieuré de Veyrines, l’église Sainte-Marie a été assez fortement modifiée au XIIème siècle. Ce qui s’est traduit par la construction d’une nouvelle façade avec un portail monumental à l’ouest, par la reconstruction du chevet avec une abside encadrée par deux absidioles greffées sur les croisillons (bras du transept) et par l’agrandissement des fenêtres de la nef sous forme de baies en plein cintre ébrasées de l’intérieur.

Nota Bene : Pour mémoire les églises romanes se caractérisent par leur plan en croix latine, une hauteur relativement limité, de fenêtres de petite taille et la simplicité des éléments architecturaux à l’extérieur comme à l’intérieur des édifices.

Une architecture médiévale préservée

L’es restaurations effectuées au XXème siècle n’ont pas modifié l’ordonnancement original de l’église qui a semble t’il toujours vu sa nef couverte par une charpente, tandis que les bras du transept ont gardé leurs voûtes d’origine en berceau qui ont été toutefois consolidées après la seconde guerre mondiale au moyen de béton.
A contrario la croisée du transept qui est structurée autour de quatre grandes arcades brisées qui supportent la coupole octogonale sur trompes n’a pas subi de modification, elle sert toujours plus de 800 ans après sa construction de support au clocher quadrangulaire ou clocher-tour.

L‘église possédait trois accès assurant la communication avec l’extérieur : le portail monumental aménagé au XIIème siècle dans la façade occidentale ainsi que deux portes de taille modestes ouverte dans chacun des murs ouest du transept. La porte du croisillon nord donnait sur l’ancien cimetière monastique, tandis que la porte du croisillon sud, qui a été condamnée, livrait un accès au prieuré. A côté de cette dernière porte, une autre baie ouvre sur une étroite monté d’escalier, ménagée dans l’épaisseur du mur et desservant le clocher.