Interview de Gérard Morel avant son concert à Veyrines

Trois semaines avant son spectacle à Veyrines le « troubadour du Caillé Doux de Saint-Félicien », Gérard Morel, a accepté de donner une interview téléphonique aux Amis de Veyrines.

Après une carrière théâtrale bien remplie (acteur, metteur en scène, organisateur de festival), vous vous lancez dans la chanson dans les années 90 : défi ou envie ?

Plus qu’un changement de carrière, cette évolution relève presque de l’accident voire du simple canular : l’écriture de chansons pour se détendre un été avec notamment comme premier texte : « La ballade de Charlotte ».
Après cet épisode de détente et de repos créatifs, c’est un retour au théâtre avec notamment un rôle dans une pièce à Paris avant d’enchaîner d’autres projets. Plus tard, un ami dirigeant d’une grande structure culturelle de Franche-Comté m’a mis au défi de me produire sur scène avec un spectacle basé sur les chansons que j’avais déjà écrites.
Par bravade j’ai relevé le défi, après avoir révisé mes textes et les avoir mis en musique, je les ai joué sur scène. Ce premier concert, donné de surcroît devant un public inconnu, a été une véritable révélation !

Comment pourrait-on vous présenter dans votre deuxième carrière : auteur et interprète de chansons d’amour et de chansons humoristiques ?

Exactement cela correspond à la façon dont a commencé cette histoire avec une chanson sur une seule rime : « La ballade de Charlotte ». C’était un défi à moi même, il était avant tout destiné à faire rire les copains !
Les chansons « humoristiques » sont intéressantes car elles permettent sous des prétextes futiles de parler du monde. C’est l’humour qui permet de rendre le monde supportable.
Les chansons drôles sont plus compliquées à écrire que les chansons tendres. Mais les chansons d’amour permettent également de parler du monde qui nous entoure.

Interprète de vos propres textes, vous composez également une partie des musiques. Travaillez-vous toujours en collaboration avec les mêmes compositeurs ?

J‘ai composé la musique de deux tiers de mes chansons. Bien entendu ultérieurement il y a un travail d’arrangement qui est fait en collaboration avec les musiciens.
Pour les autres chansons je travaille avant tout avec le compositeur tournonais Stéphane Méjean. J’écris tout d’abord mes textes avec des mélodies en tête et je mets également celles-ci sur le papier. Dans un deuxième temps nous retravaillons ces compositions avec Stéphane Méjean et cosignons toujours ces musiques.
Des collaborations très occasionnelles ont été réalisées sous forme de coécriture de chanson (avec Yves Jamait et avec Romain Didier) ou sous forme d’une reprise d’une chanson de Roger Riffard.

Homme de scène depuis plus de 40 ans, avez-vous toujours le même plaisir à rencontrer le public ou cette relation a t’elle évoluée avec le passage à la chanson ?

Du théâtre à la chanson la relation au public est différente, mais fondamentalement cela consiste toujours à monter sur scène pour raconter des histoires à un public venu volontairement pour cela.
Je fais partie d’une famille de théâtre en quête d’un théâtre populaire, c’est à dire ouvert à tous les publics. Etant naturellement populaire, la chanson correspond peut être à ce que je recherchais dans le théâtre : un rapport au public généreux, ouvert à tous, sans pour autant renoncer à l’exigence dans la qualité d’écriture.

Etant directeur artistique du Festival de la chanson à texte de Montcuq, comment définiriez vous ce type de chansons ? Vous considérez vous, vous même comme un chanteur à textes ?

J‘ai été choisi il y a quelques années, par des copains qui dirigent le Festival de la chanson à texte de Montcuq, pour en être le directeur artistique. C’est un festival de chanson qui, depuis son origine, accorde beaucoup d’importance à la qualité des textes.
Je me définis comme un chanteur à texte et à musique car j’accorde une grande importance à ces deux éléments pour écrire une chanson. Une chanson à texte n’est pas forcément une chanson engagée, de même qu’une chanson d’humour peut aussi être très engagée. La chanson dite « à texte » se caractérise par le soin apporté à la rédaction des paroles.

Ayant joué au théâtre, au cinéma, à la télévision en France et à l’étranger, vous avez également toujours travaillé dans votre région d’origine, signe d’un attachement particulier ?

Je suis très attaché à ma région d’origine et je n’ai jamais voulu la quitter : j’ai toujours pu y jouer sur scène (théâtre, chanson), j’y ai beaucoup d’amis…De plus je suis amateur de produits des terroirs ardéchois et drômois (caillette, crique, caillé doux…) que je chante dans « Vive la caillette ». Et d’ailleurs, je ne suis pas peu fier d’avoir été nommé « troubadour du Caillé Doux de Saint-Félicien » !
Ce qui ne m’empêche pas d’avoir plaisir à jouer partout en France, et parfois aussi à l’étranger.

©Hebdo Ardèche

Enfin question rituelle des Amis de Veyrines : connaissez vous l’église de Veyrines et son hameau ?

Je suis venu l’année dernière pour la première fois à Veyrines où j’ai découvert son église médiévale. François Morel, qui est un ami commun, m’avait parlé de son spectacle à Saint-Symphorien-de-Mahun et m’avait présenté à Jean-Loup et Chantal Chiflet.
La visite des lieux et la proposition de madame Chiflet m’ont donné envie de jouer à Veyrines. J’y présenterai mon tour de chant acoustique « Gérard Morel & la Guitare Qui l’Accompagne ».

Gérard Morel
Site Internet : https://gerardmorel.fr
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCfEdOm13d7SL6IQgjh8oFHQ
Facebook : https://www.facebook.com/gerard.morel
Concert : le 21 juin à 20h30
Localisation : Eglise de Veyrines
Billetterie : Libre participation


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