Histoire locale : les gendarmes face aux déserteurs et réfractaires sous la Restauration

Extrait du livre de raison de Jacques Mouly (1788 – 1856) propriétaire à Champavère (Saint-Symphorien-de-Mahun), à propos des désordres liés au refus du service militaire sur les communes proches de Saint-Pierre-sur-Doux, Lalouvesc et Saint-Bonnet-le-Froid en 1823-1824.

Contexte historique :
Jacques Mouly s’étend largement dans son livre de raison sur des faits importants de la vie locale à Saint-Symphorien-de-Mahun et dans les communes voisines, mais également sur l’impact des événements nationaux ou internationaux dans son canton de l’Ardèche verte.



« Le 7 Mai (1823), jour de foire à St Bonnet le froid, les gens d’armes de Montfaucon ont été assaillis par une troupe de mutins, dont la majeure partie était de la commune de St Pierre, Ces derniers leurs ont ôtés le nommé Christophle Montage, leur contemporain, fameux brigand. Le procureur du Roi d’Yssingeaux en a dressé procès verbal sur les lieux. Plusieurs d’entre eux ont été traduis en assise à Privas. L’année suivante, on établit une brigade à La Louvesc pour l’arrestation de ces brigands, qui sont presque tous déserteurs ou retardataires. »

Gendarmerie départementale © Tenue Bleu-Gendarme – Le Cahier Toulousain

« Le 1er Février (1824) la brigade de Gendarmerie que M Dubay, lieutenant de la gendarmerie royale à Tournon, a obtenu pour le canton de Satillieu, arriva à La Louvesc. M. Buisson Alexandre, Maire, leur assigna pour logement la maison de M. le médecin, son défunt frère, situé au grand lieu ; composée d’icelle brigade des sieurs Acrin brigadier, Molin, Bernard, Digon, Clozel et Chazot. On a tout lieu de croire que cette brigade ne fut placée à La Louvesc que pour maintenir l’ordre publique, réprimer les troubles qu’avaient occasionnés les jeunes gens de la commune de Saint Pierre des Macchabées, dont la majeure partie était déserteurs ou retardataires, qui eurent l’audace de frapper les gendarmes de Montfaucon à la foire de St Bonnet du 7 Mai 1823, Ils leurs enlevèrent de force le nommé Christophle Montagne, leur complice. Plusieurs des contrevenants furent dans la suite arrêtés et traduits devant les tribunaux.. »


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