Centre spirituel de la petite paroisse de Veyrines durant près d’un millénaire, l’église Sainte-Marie à été le lieu de culte des moines du prieuré attenant et de la population des hameaux voisins jusqu’au milieu du XIXème siècle. A partir du XVème le bénéfice ecclésiastique de l’église de Veyrines a été successivement affermé aux prêtres de Saint-Pierre-des-Macchabées puis à ceux de Lalouvesc, à charge d’assurer le culte divin.
En 1657 les habitants de Veyrines demandèrent à bénéficier de la présence permanente d’un prêtre, ce qui entraîna la création d’une cure propre à leur paroisse. Après le décès en 1818 de M. Chazal, dernier curé en titre, la paroisse de Veyrines fut fusionnée avec celle de Saint-Symphorien-de-Mahun.
Mécontents de cette situation, car attachés à leur paroisse et devant se rendre à Saint-Symphorien pour assister au culte, les habitants de Veyrines demandèrent par pétition en 1838 à l’évêque de Viviers d’y nommer un nouveau curé.
L’Evêché refusa de désigner un titulaire de cette cure au motif que la paroisse était trop pauvre et trop peu peuplée pour assurer son traitement annuel. Les paroissiens de Veyrines ne se découragèrent pas pour autant et se cotisèrent pour faire réaliser durant l’été 1839 les réparations les plus urgentes pour l’église. Ils firent également fondre une nouvelle cloche pour remplacer celle qui avait été enlevée du clocher pendant la période révolutionnaire. Après son installation la cloche fut bénie le prêtre de la paroisse de Saint-Symphorien-de-Mahun, M. Grand, le 2 avril 1840.
Durant les décennies suivantes l’état de l’église, Sainte-Marie de Veyrines se dégrada de façon croissante en raison du manque de moyens financiers pour réaliser les réparations nécessaires. L’inscription de l’église en 1929 à l’inventaire des Monuments Historiques, puis son classement le 18 Janvier 1939 ne change rien à son délabrement.
Un rapport d’un délégué au recensement des Monuments Historiques en date du 6 octobre 1947 fait état d’une église romane classée « qui s’écroule littéralement, plus de toit sur la nef et le portail porte à faux ».
Pour résumer après la seconde guerre mondiale l’église de Veyrines présente un état général très dégradé. Ainsi en 1948-1949 l’église Sainte-Marie le mauvais état se caractérise comme suit :
– les voutes des croisillons se délitent avec des pierres qui se déchaussent et tombent,
– la toiture de la nef s’est effondrée dans sa quasi totalité,
– la végétation (herbes, ronces, arbustes..) pousse directement sur le sol en terre battue,
– les vitraux des fenêtres sont cassés voire ont totalement disparu,
– le portail en très mauvais état est devenu quasiment inutilisable.
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